La compétition

L’International Bromont est ce que la FEI (Fédération Équestre Internationale) reconnaît comme un CSI (un concours de saut d’obstacles international).

Pour la FEI, les deux semaines de Bromont sont des concours distincts. Les étoiles indiquent le niveau et impliquent un certain nombre d’obligation et de règlements à suivre tant pour les athlètes que pour le comité organisateur: le nombre d’étoile varie entre 1 et 5. Les classes FEI tenues à Bromont permettront aux cavaliers de cumuler des points pour le classement mondial de la Fédération Équestre Internationale.

C’est la portion saut d’obstacles qui autorise l’International Bromont à être sanctionné par la FEI. La fédération ne reconnaît officiellement, au niveau international, que huit disciplines (saut d’obstacles, concours complet et dressage – les trois disciplines olympiques; attelage, para-équestre, endurance, voltige et reining). À Bromont, le concours organise également des classes de chasse, au niveau national, donc reconnu par Canada Équestre et par la Cheval Québec.

Qu’est-ce que la chasse et le saut d’obstacles?

Saut d’obstacles

Le saut d’obstacles est une discipline de l’équitation classique. Il s’agit d’une épreuve de performance : en saut d’obstacles, on recherche la puissance, la précision, l’efficacité et la rapidité.

Les obstacles sont colorés et de design unique ce qui constitue une difficulté à la fois pour le cheval et le cavalier. La forme des obstacles et leurs couleurs risquent de déconcentrer le cheval; dans certains cas, comme avec les couleurs pastel, le cheval saisit moins bien les distances, le cavalier doit ainsi fournir un effort supplémentaire. Plus le cheval se laisse distraire par les obstacles, plus le cavalier doit travailler pour le garder concentrer.

Étant une épreuve de performance, le saut d’obstacles requiert du cavalier de sauter rapidement et sans faute. Les fautes sont de trois types : les fautes de saut, les fautes de temps et les désobéissances. Si la première désobéissance donne une pénalité de 4 points, la seconde entraîne l’élimination. Une chute, du cheval ou du cavalier, entraîne obligatoirement l’élimination. Dans le cas où plusieurs cavaliers réussissent un parcours parfait (1ère ronde), ils reviennent pour le barrage.

Chasse & équitation

La chasse est une discipline qui, contrairement au saut d’obstacles, ne s’appuie pas sur la performance brute. En chasse, c’est le cheval qui est jugé : on regarde la régularité de ses allures, sa technique de saut ainsi que sa conformation.  Les épreuves de chasse comprennent deux phases : au plat et à l’obstacle. Un parcours parfait de la part du cavalier optimise la note.

Les obstacles sont de couleurs neutres: vert, blanc, brun. On ajoute également beaucoup de verdure pour décorer les manèges. Certains obstacles semblent « naturels », tel que l’on peut en rencontrer en pratiquant la chasse à courre : des clôtures de bois, des billots, par exemple.

Les épreuves d’équitation sont le pendant des épreuves de chasse : seul le cavalier y est jugé. On observe sa position, sa capacité à accomplir correctement le parcours et l’efficacité de sa communication avec sa monture. Tout comme la chasse, l’évaluation se passe sur le plat et à l’obstacle.

La terminologie

Comme tous les sports, les disciplines équestres ont une terminologie spécifique.

Épreuve éliminatoire en saut d’obstacles tenue lorsque deux compétiteurs ou plus réussissent le parcours sans fautes. Le barrage est un parcours raccourci qui peut se jouer comme une deuxième ronde : tous les cavaliers qui ont réussi la première ronde sans faute reviennent pour le barrage. Dans certaines épreuves, on parle aussi de barrage immédiat : dès que le cavalier réussit son parcours sans faute, il exécute le parcours raccourci  avant de laisser le manège à un autre compétiteur.

Les tracés de compétition sont préétablis par le dessinateur de parcours. Si un participant franchit un obstacle hors de l’ordre du tracé, ou s’il en oublie un, il y a erreur de parcours et par, conséquent, élimination.

Les pénalités sont de trois types en saut d’obstacles : pénalités de saut, désobéissances et pénalités de temps. Il y  a pénalité de saut si le cheval fait tomber une barre au sol, ou s’il met le pied dans l’eau : chacune de ces fautes donnent 4 points de pénalité. Les désobéissances comprennent le refus (un cheval qui s’arrête brusquement devant le saut), ainsi que la dérobade (un cheval qui évite le saut qu’il doit franchir). Les désobéissances donnent 4 points de pénalité la première fois. À la seconde désobéissance, le couple cavalier-cheval est éliminé. On ajoute une faute de temps par tranche de 4 secondes dépassant le temps alloué pour faire le parcours.

Mesure de distance parcourue par le cheval; une simple foulée équivaut en moyenne à 12 pieds ou 4 enjambées humaines. Les distances entre les obstacles sont calculées à partir de cette équivalence.

Dans les divisions de saut d’obstacles, les cavaliers ont la permission de marcher le parcours pour étudier de près les obstacles et mesurer les foulées qui les séparent. La marche du parcours leurs permet d’en évaluer la difficulté et de calculer les distances entre obstacles : les dessinateurs de parcours peuvent jouer sur les distances et mettre des foulées « non-conformes » comme des demies-foulées entre les obstacles.

Le plat est l’une des deux phases des épreuves de chasse et d’équitation. En chasse, le plat est l’occasion  d’évaluer la régularité des allures (pas, trot, galop) du cheval. En équitation, le cavalier est jugé sur la perfection de sa technique.

Le genre d’obstacles utilisés le plus fréquemment en compétition sont les verticaux et les oxers. Le degré de difficulté est déterminé par sa hauteur, sa largeur, sa construction et son emplacement en relation avec les autres obstacles sur le parcours.

Cet obstacle est droit et de hauteur variable, sans facteur de largeur. En apparence, cet obstacle semble simple, mais il est l’un des obstacles les plus difficiles pour le cheval à cause de l’absence de ligne de base où le cheval prend son point de référence.

Ceci est un obstacle de largeur qui utilise trois éléments en hauteur croissante. Un tel obstacle est habituellement très large.

Cette série d’obstacles comprend une ou deux foulées entre chaque élément. Il peut y avoir deux ou trois sauts différents alignés. Les combinaisons sont très exigeantes : si le premier obstacle n’est pas franchi correctement, il devient difficile de corriger les pas du cheval et, par la suite, de terminer la combinaison sans échec. Les numéros des obstacles dans une combinaison sont indiqués par le même chiffre suivi de lettres en ordre alphabétique, tels que 1A, 1B, 1C, signifiant qu’ils appartiennent tous à la même suite.

Cet obstacle est constitué de deux éléments afin de créer un effet de largeur. L’oxer parallèle, où la barre avant est de la même hauteur que la barre arrière, est l’obstacle le plus difficile à sauter puisqu’il exige une perception de profondeur exceptionnelle de la part du cavalier et de son cheval.

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